Le temps des départs

Me voilà amenée à écrire sur un sujet pas toujours évident. Le passage de la vie à… autre chose. Je ne parlerai pas ici de la mort, car ce n’est pas ainsi que je perçois ce passage à présent. La mort ne concerne que l’enveloppe physique, le corps de matière, cette partie qui permet à quelque chose d’autre (la conscience, l’âme, l’esprit…) de venir faire l’expérience de la matière, en l’occurence dans notre cas sur la planète Terre.

Je vais d’abord vous partager mon vécu et mes évolutions sur le sujet, comment j’en suis arrivée à percevoir les choses ainsi. Ensuite je vous partagerai quelques recommandations au fil de ce qui me vient. Si vous voulez aller directement à la partie pratique et passer le témoignage, suivez ce lien.

Pour mon parcours, j’ai vécu jusqu’à mes 30 ans dans l’idée qu’à la mort tout s’arrête. J’avais juste gardé des partages de ma mère l’idée que quelque chose, une forme d’énergie, pouvait continuer à exister, mais c’était très abstrait, et c’était plus la vision de l’énergie-matière : ce qui crée l’électricité, les champs magnétiques, la chaleur… Pas quelque chose avec lequel on peut interagir ou qui a une forme de conscience. Seulement une trace énergétique, un élément insaisissable et indéfinissable, qui se dissout plus ou moins dans l’espace…

Et puis ma mère et morte. J’avais 30 ans, elle 60, et rien n’avait annoncé son départ. Du jour au lendemain, elle n’était plus là. Pour des raisons qui n’ont pas leur place ici je n’ai pu voir son corps que 6 ou 7 jours après le décès. Je ne savais pas à quoi m’attendre, j’avais bien « perdu » mes grands parents précédemment mais je n’en avais vu aucun après leur mort, seulement des cercueils. Et là, quelque chose s’est passé en moi. Inattendu et intense. Je suis arrivé près du corps allongé et sans vie, et… Quelque chose manquait. Pas seulement la vie. Quelque chose d’autre. C’était si évident, si fulgurant, que je m’en souviens encore dans le détail. « Elle » n’était plus là, je regardais son corps physique et pour la première fois j’ai compris que la vie ne se résumait pas à une activité bio-électro-chimique dans un corps. Il y avait quelque chose d’autre, et cette chose avait quitté le corps de ma mère. En même temps que la vie ou non, je ne le savais pas vu le délai écoulé avant que je me trouve là. Et quelque part à ce moment là ce n’était pas ma préoccupation première.

Ont suivi des semaines en état de choc post-traumatique, à gérer ce qui devait l’être, à se poser des questions « pratiques » auxquelles on n’aurait jamais cru devoir penser avant, à batailler pour débloquer les comptes, gérer les factures, vider l’appartement en location… Cet état de stress intense dans lequel l’inhabituelle libération d’hormones (cortisol, adrénaline…) due au choc initial permet de gérer le quotidien, le monde extérieur nous trouvant très fort et courageux alors qu’intérieurement c’est juste un mélange de chaos et de stupéfaction. J’ai appris bien plus tard à comprendre ce phénomène hormonal, grâce à Christophe Fauré qui avait un site très bien fait à l’époque détaillant les 4 étapes du deuil (je n’ai pas retrouvé l’équivalent depuis, seulement un article dans lequel c’est bien résumé). Les niveaux d’hormones baissent ensuite progressivement au fil des mois, jusqu’à se rapprocher de leur niveau initial entre 7 mois et 1 an environ après le décès (ou le choc, n’importe quel traumatisme générant le même type de réaction dans le corps). A ce moment-là, lorsque tout le monde s’attend à ce que vous ayez « surmonté l’épreuve » et que vous repreniez goût à la vie, votre système hormono-chimico-émotionnel le vit tout autrement. Vous réalisez seulement alors ce qui s’est produit (avant vous étiez en état de choc, de survie, comme après un accident dans lequel vous avez été blessé mais vous ne vous en rendiez pas compte car d’autres personnes autour de vous avaient besoin d’aide vitale, et c’est seulement quand les secours arrivent et prennent le relais que vous commencez à vraiment percevoir l’intensité de la douleur…), et entre-apercevez que la personne qui vous était chère ne reviendra plus. Cela semble bizarre quand on ne le vit pas, mais la dépression qui s’en suit peut être réellement violente. Cela dépendra des personnes, de l’entourage, de l’écoute, de l’accompagnement, du mode de vie… Certains ne se rendront même pas vraiment compte de cette traversée, d’autres en seront ébranlés.

Quoi qu’il en soit, c’est au milieu de cet ébranlement que je me suis retrouvée contrainte à l’arrêt de travail, et qu’un livre a changé le cours de ma vie. J’en ai déjà souvent parlé : « La mort n’est pas une terre étrangère », de Stéphane Allix. Je travaillais justement chez Albin Michel, et avais grâce à cela l’immense privilège de pouvoir de temps à autre prendre un livre au choix sur les rayonnages qui étaient proches de mon bureau. Quelques temps après la mort de ma mère, alors que je pensais avoir repris le cours de ma vie, ce livre m’a « appelée », quelque chose en moi m’a poussée à le prendre, sans forcément avoir une quelconque envie de m’y plonger. Plusieurs mois après, une fois seule avec moi-même entre les murs de mon petit chez moi, ce livre s’est rappelé à ma mémoire. J’avais du temps, je n’allais pas bien, autant faire confiance à mon intuition qui me disait de le lire. Quelle secousse. Quelle transformation a-t-il provoquée en moi ! J’ai revu ma vie et ce que j’avais traversé avec ce nouvel éclairage, j’ai ressenti la justesse et la sagesse de ce témoignage. Et j’ai pris rendez-vous avec un médium « passeur d’âme ». Toujours une question d’intuition, de guidance, quelque chose que je découvrais en moi mais si présent que je ne pouvais pas ne pas l’écouter. Le choix ne s’est ainsi pas fait au hasard (d’autant que des conseils étaient donnés à ce sujet dans le livre, puisque c’est une des voies qu’avait exploré l’auteur), bien qu’une partie de moi y soit clairement allée à reculons. J’ai fait des heures de train pour m’y rendre, et passé ma première nuit en CouchSurfing pour l’occasion. Le rendez-vous a duré plus de 2h. Le médium ne m’a pas posé beaucoup de question, j’ai donné le minimum d’informations possibles. Et j’ai été chamboulée.

Je ne vais pas détailler ici la séance, trop riche et trop dense pour ne pas perdre le fil de ce texte. Je vais simplement partager ce qui concerne directement « le passage » de ma mère. A cette époque, je ne ressentais pas encore les énergies subtiles, invisibles. Pas même quand elle a mis la main sur mon épaule (vision du médium, dont je n’ai pas de raison de douter vu la justesse de tout le reste). Cela a bien changé depuis…

Ce que j’ai compris pendant ce temps hors du temps, c’est que quand on meurt, après ce n’est pas toujours simple. Visiblement, ma mère était encore « bloquée », elle n’avait pas suivi ce fameux chemin lumineux décrit par tant de personnes qui font des expériences de mort imminente (EMI). Elle revivait ses difficultés, ressentait ma dépression (et oui, j’ai découvert – et mon intuition me l’a confirmé – que les morts peuvent être affectés par nos états d’être, dans certaines circonstances…), était submergée par les traumatismes vécus lors de son incarnation et non réglés avant de partir. Le médium m’a transmis des informations vérifiables, et quand il me disait ce qu’il entendait il a utilisé à plusieurs reprises des expressions et façons de s’exprimer propres à ma mère (et totalement hors contexte, indevinables, si bien que la probabilité qu’il les utilise – avec l’intonation – était parfaitement nulle). Le plus étonnant pour moi à l’époque était qu’il m’a également transmis des clés de compréhensions sur l’histoire familiale, des éléments de la vie de ma mère que j’ignorais, des informations sur quelque chose qui la perturbait tellement qu’il en perdait la connexion avec elle et qu’elle refusait d’en parler tant c’était difficile et douloureux. Je ne peux le détailler ici puisque ce sont des « histoires familiales », mais il y a donc eu 2 choses en particulier qui n’avait pas de sens pour moi sur le moment (la première a été éclairée dès que j’ai eu ma soeur au téléphone pour lui raconter ce que je venais d’expérimenter, pour elle le sens était évident et de mémoire elle était aussi étonnée que moi de la cohérence de tout cela. La seconde a pris sens seulement plusieurs semaines plus tard, quand l’unique personne de la famille au courant de l’existence de cet évènement – si traumatisant qu’il perturbait encore tant ma mère dans l’au-delà – me l’a révélé au cours d’une conversation assez étrange). Quoi qu’il en soit, le médium a ensuite aidé ma mère à monter en vibration, lui a fait les soins nécessaires, et l’a aidée à changer de plan d’existence.

Dans les mois qui ont suivi j’ai réellement commencé à sentir des changements, et un jour, environ 3 mois après, j’ai moi-même eu la chance d’entrer en communication directe avec « elle ». J’étais grippée et fiévreuse, coincée au lit chez des amis après avoir passé la nuit de mon anniversaire dans un sac de couchage sous un arbre dans une montagne. Mon anniversaire étant en février, il ne faisait pas bien chaud et la pluie a eu raison de mon envie d’expérimenter jusqu’au matin cette communion avec la nature, j’ai fini ma nuit à l’arrière de ma voiture. Expérience initiatique certes, et qui a ouvert la porte à ma première grippe, couramment considérée en décodage énergétique comme un profond nettoyage cellulaire. Je ne me souviens plus comment cela a commencé, au bout de plusieurs jours alitée sans pouvoir lire ou faire quoi que ce soit d’autre que dormir et rêvasser, j’étais sûrement dans un état propice à l’expansion de conscience. J’ai pensé à ma mère, et j’ai cru sentir un changement « de densité » autour de moi. J’ai commencé à poser dans ma tête une question adressée à elle, je n’ai pas eu le temps de finir ma phrase qu’un OUI très clair retentissait dans ma tête. Surprise, et bien réveillée pour le coup, j’ai continué à poser diverses questions, ne serait-ce que pour m’assurer que je ne divaguais pas et que les réponses étaient cohérentes. Aucune fausse note, tout était clair et limpide. A bout d’inspiration, j’ai demandé comment c’était là où elle était. Premier silence, pas de mot ni de phrase à l’intérieur de ma tête. Mais soudain est comme « descendue » sur moi une sensation incomparable et inconnue jusqu’alors. Un bien-être, une paix intérieure, l’impression d’être baignée de lumière. Indescriptible en mots, et impossible à reproduire par la volonté. Là j’ai su. J’ai su que le médium passeur d’âmes avait bien fait son travail, et que tout ce qu’il m’avait dit était vrai. Jusque là j’avais beau avoir beaucoup de preuves et d’éléments convaincants, une part de moi continuait à s’interroger. Le vivre de l’intérieur était un cadeau inestimable, pour lequel ma gratitude demeure infinie.

Que s’est-il passé ensuite ? Ma vie a continué comme avant ou presque. J’ai quitté mon travail en rupture conventionnelle, car je devenais trop en décalage entre mes découvertes, mes aspirations, et le fait de passer mes journées devant l’ordinateur sur un rythme métro-boulot-dodo qui n’avait alors plus de sens. J’ai continué à suivre l’inspiration et l’intuition. J’ai rencontré Laurent, qui est devenu depuis mon mari, et qui était bien plus ouvert que moi à l’existence et la réalité d’un monde invisible avec lequel on peut éventuellement interagir. J’ai développé mes sens subtils, appris le discernement, découvert ce qu’était la canalisation (ainsi que ses limites et ses possibles biais), commencé à communiquer de différentes façons avec les esprits de la nature, les cristaux, Terre-Mère, mon soi supérieur, celui de Laurent, nos guides… Régulièrement, j’ai fait de nombreux pas en arrière, ça allait parfois trop vite : mon cerveau bloquait ou les émotions s’emballaient… J’ai expérimenté les « coupures » de guidance, parfois plusieurs heures, parfois plusieurs jours pendant lesquels je n’avais plus aucune connexion avec l’invisible, comme pour me montrer que cela existait vraiment (et que la vie était plus belle quand les connexions sont opérationnelles !). Nous sommes partis en voyage en Thaïlande, pays où les esprits ont leur mot à dire, ou du moins sont présents dans la conscience quotidienne via les nombreux autels qui se trouvent absolument partout et les rituels qui existent à ce sujet. Puis nous nous sommes envolés vers Hawaii, et j’ai pu découvrir à quel point les lieux ont des énergies différentes. D’une île à l’autre, c’était palpable. Nous sommes revenus en France, après avoir reçu des messages d’une âme disant nous préparer pour nous rejoindre. Et nous avons accueilli dans la joie et l’amour inconditionnel l’arrivée de notre fille.

C’est justement pendant la grossesse que j’ai vécu mon premier « passage d’âme ». Je n’ai compris que récemment que c’est ma fille, de part son ouverture aux différentes dimensions et ses propres énergies, qui m’a ouvert cet accès. Comme écrit précédemment, je me considère faisant partie de la famille des passeurs d’âmes, cela n’a pas changé. Mais cette famille est vaste, le passage concernant tout forme de transformation profonde comme la naissance, d’importants changements de vie et, bien sûr, la mort. Bon nombre de sages-femmes et autres ont des chances d’avoir des affinités avec cette famille, si ce n’est d’en faire partie. Je ne compte plus les personnes que j’ai rencontrées à un moment particulier dans leur vie, à qui j’ai partagé ce que je vivais, cela leur a apporté des clés et ils ont poursuivi leur évolution un peu transformés de cette rencontre. Nombreux me l’ont dit, et plus nombreux encore ceux que je n’ai jamais revus. C’est dans mes cartes, quelles que soient celles qu’ont interroge… Quoi qu’il en soit, quand j’ai découvert mon appartenance. cette famille d’âmes, l’évidence était intense mais malgré cela le doute était là. Je n’avais pas encore la vision plus large et les compréhensions d’aujourd’hui. Je ne faisais pas partie de ceux qui « voient » les morts (j’en connais, et je n’avais pas du tout envie de développer ce genre de vision !) ou qui vivait des trucs bizarres depuis l’enfance… Qu’avais-je à faire dans cette famille ? Une sorte de résistance s’est installée en moi, malgré l’acceptation de la dimension de transformation.

Et me voilà donc enceinte de quelques mois, à passer en voiture à proximité d’une ambulance arrêtée à quelque distance de la route sur une sorte de grande pelouse. Il faisait beau, le trafic était ralenti, Laurent conduisait. En voyant l’ambulance, je me suis demandée ce qu’il se passait, puis j’ai essayé de regarder ailleurs comme je le fais toujours pour éviter de risquer de voir quelque chose (j’y suis très sensible). Et soudain c’était comme si le temps s’arrêtait, j’ai eu l’image intérieur – se superposant au monde extérieur – de deux grandes formes blanches que j’ai associées à l’idée que l’on se fait des anges, puis une sorte de petite lumière très intense qui passait vers moi puis entre les deux anges et pouf, filait à toute vitesse vers le ciel et disparaissait en faisant une grande lumière. Un frisson m’a parcourue simultanément. Puis je suis revenue – un peu secouée – dans la réalité de la voiture. La seule chose que j’ai trouvé à dire à Laurent était que je croyais que la personne pour qui l’ambulance était là n’avait pas survécu. Je lui ai raconté ce que je venais de vivre, il l’a accueilli comme toujours, et m’a réconfortée dans mes émotions chamboulées. Je n’avais aucun moyen de vérifier si c’était « vrai » ou non, mais j’ai accepté que cela pouvait l’être.

J’ai vécu plusieurs expériences similaire depuis, jusqu’à avoir la nausée et bailler sans pouvoir m’arrêter en passant devant des cimetières… Dans de rares cas j’ai pu avoir une confirmation. L’esprit, l’énergie que j’avais ressentie et que j’ai aidé comme je le pouvais, venait bien d’une personne qui venait de mourir. Ca fait un petit choc, mais cela s’est mis en place tellement progressivement dans ma vie que c’est également devenu « normal ». Cela ne m’arrive ceci dit pas si souvent que cela, il y a des périodes plus intenses de nettoyage (beurp, halloween dernier ce n’était vraiment pas agréable à vivre), des lieux qui le demandent, mais aussi des cas où je n’ai « pas le droit », pas les accès pour faire quoi que ce soit. Ce n’est jamais moi qui décide… J’ai même eu une fois un esprit qui voulait transmettre un message à sa fille qui me rendait visite et venait de me parler de la mort de son père, mais ce n’était tellement pas à propos à mes yeux que je n’ai pas trouvé l’occasion d’en parler. Il m’a tannée pendant des heures ensuite, alors qu’elle n’était plus là, jusqu’à entendre (j’imagine…) que je n’avais pas la possibilité d’agir et qu’il trouve un autre moyen… D’autant plus que je n’avais pas idée du message en question, seulement du fait qu’il voulait le transmettre.

Alors voilà. Là où je veux en venir en vous racontant tout cela, c’est : que peut-on faire quand on apprend la mort de quelqu’un ?

Qu’il s’agisse de quelqu’un de proche ou non, que vous y croyez ou non, voici quelques conseils de base.

Attention néanmoins, je ne parle pas d’aller faire un « travail » de passeur d’âme dans un lieu à nettoyer ou quelque chose dans le genre, je parle uniquement de ce que vous pouvez faire à l’annonce de la mort d’une personne que vous connaissez de près ou de loin.

1- Vérifiez vos sentiments intérieurs vis-à-vis de cette personne (idéalement à faire avant mais bon). Si vous en avez la possibilité, pardonnez, et/ou demandez un nettoyage de vos liens et problèmes par rapport à cette personne. Elle est morte, pas la peine de vous trimballer l’un comme l’autre avec ces poids inutiles. Et ne croyez pas que votre rancoeur lui sera « une punition », vous ne pourrez absolument pas être sûr de lui faire du mal – si tel est votre souhait car vous n’avez pas réussi à dépasser la douleur d’un blessure intérieure que vous estimez liée à cette personne – mais vous pouvez être certain que cela vous sera néfaste à vous à court, moyen et long terme.
Pour demander un nettoyage des liens, l’intention suffit, envoyez votre demande (à l’Univers, à vos guides, aux anges…) et soyez assuré du fait que cela a impact positif. Vous pouvez de même demander de l’aide pour vous aider à ne pas entretenir des sentiments difficiles et douloureux, à transformer cette épreuve, voire à pardonner si besoin. Vous pouvez le faire avant le rituel qui suit, ou pendant, à vous de voir.

2- Priez, méditez. Demandez (intérieurement ou non, seul ou en groupe, suivez ce qui est juste et facile pour vous, ne vous compliquez pas la vie) à ce que la personne, son âme, soit aidée, accompagnée. Appelez vos guides si vous avez l’habitude de communiquer avec eux ou si vous ressentez le besoin de ne pas être seul pour cette prière. Vous pouvez également appeler Jésus ou Marie, ou l’équivalent qui a du sens pour vous, ou simplement les énergies qui peuvent aider dans ces circonstances. Si vous en avez le ressenti, n’hésitez pas à faire brûler de la sauge ou un encens de votre choix. D’ailleurs, écoutez tous les ressentis, les intuitions, les flashs qui vous passent en tête, surtout s’ils sont inattendus. Vous n’êtes pas seuls et il se peut bien que l’on vous souffle à l’oreille de précieux conseils pour que tout se passe au mieux. Vous avez une forte envie de vous étirer ou de bailler ? Faites-le, ne vous retenez pas mais ne vous attardez pas dessus pour autant. Vous vous surprenez à vouloir faire chauffer de l’eau pour une tisane ? Ecoutez-vous et revenez ensuite. Il n’y a pas de règle figée, l’important est de poser l’intention, et de transmettre dans l’invisible l’énergie dont l’âme en transit peut avoir besoin pour dépasser ses éventuelles difficultés à partir, d’autant plus si de son vivant elle n’était pas « préparée ».

En parallèle, un geste symbolique peut être utile.

3- Allumez une bougie, que vous laisserez si possible brûler jusqu’au bout. Cette bougie représente votre accompagnement, votre demande à ce que la personne soit accompagnée et aidée dans son voyage vers d’autres plans de lumière. Elle prolongera votre prière/méditation. Faites lui confiance. Et assurez-vous bien sûr qu’elle soit parfaitement sécurisée, même si vous n’êtes plus à côté !

Voilà… A mes yeux, c’est le principal. Ne pas retenir consciemment ou non le départ, accompagner vers la lumière (tout le monde peut y participer), gérer ses propres difficultés (au besoin cherchez une personne pour vous aider), faire savoir à la personne qui est partie qu’elle est entourée d’amour et que son chemin est d’aller « vers la lumière ». Si vous sentez d’une manière ou d’une autre une résistance, affirmez clairement, pour vous comme pour elle, qu’elle sera plus utile une fois qu’elle aura fait le chemin, qu’elle n’a pas de raison de s’attarder ici-bas, que ce ne serait bon pour personne… Dans la grande majorité des cas, elle aura fait le chemin bien avant que vous n’ayez fini de lire ce texte ou que la bougie ait fini de brûler.

Votre part s’arrête là dans tous les cas, à moins que votre instinct vous guide vers autre chose.

 

3 comments

  1. Merci de ce partage de vies, la tienne et celles de tes « rencontres » .
    Merci de ces judicieux conseils à ceux qui ont à expérimenter les « départs » de proches .
    Merci de ce simple récit riche d’expérience humaine d’une jeune femme découvrant sa vraie vie .
    Une petite question si tu le veux bien : qu’en est-il de ces baillements irrépressibles que tu évoques, et qui m’affectent en présence de vivants en pleine réception de « canalisation » , souvent même juste avant qu’ils ne « reçoivent « des messages ?
    As-tu un ton ressenti sur ce phénomène ?
    De tout coeur …

    1. coucou 🙂
      merci pour ton partage. A mes yeux, les bâillements ont plusieurs origines mais globalement ils augmentent à la fois la détente du corps physique (et donc améliorent la réceptivité en diminuant un peu si besoin les éventuels blocages), amplifient l’oxygénation (importante pour un meilleur flux d’informations, il est probable que nous aurions moins de bâillements si nos respirations étaient régulièrement complètes, amples et profondes 😉 ), et aident à lâcher prise sur la maîtrise de ce qui se passe…

  2. Merci, Pénélope, pour ton partage. Très touchant. Très utile aussi. Je me suis récemment posé la question.
    Feu du Coeur à vous trois.

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