Sortir de sa zone de confort… Jusqu’à un certain point.

Image venant du site https://coreight.com/content/zone-de-confort-osez-en-sortir

Dans quelques jours, s’achève pour moi l’une des plus longues, des plus transformantes, des plus riches en connaissance de moi-même qu’il m’ait été donné de vivre. Après pas loin de deux ans sans toit fixe, sans lieu où poser nos valises, sans cocon où se ressourcer, sans « terre patrimoniale » où laisser nos racines s’ancrer profondément pour offrir la stabilité nécessaire à nos branchages qui cherchent toujours à s’étendre, nous allons enfin emménager pour une durée supérieure à un mois ! Une maison, nous allons de nouveau prendre soin d’une maison, en être les gardiens, veiller sur elle comme elle veillera sur nous. Moi qui étais si fière d’avoir largué les amarres de tout ce qui représentait des « attaches matérielles » au profit du nomadisme et de la découverte, moi qui me sentais si bien d’avoir « tout ce qu’il me fallait » dans le coffre de ma voiture lors de ces mois de balades qui m’ont conduits à de si belles rencontres dont celle de mon mari Laurent, je n’aurais pas imaginé autant rêver, prier, soulever de montagnes et remercier d’avoir de nouveau un toit fixe.

Il faut dire que ce voyage à la rencontre de moi-même, en parallèle de la construction jour après jour de nouveaux modes et modèles de vie commune avec Laurent – puis la naissance de Louisa il y a un peu plus de deux ans – a été un puissant révélateur. Si j’avais déjà conscience d’être assez « hors normes » d’une manière générale, j’ai cette fois-ci bien pu approfondir le pourquoi. Car il faut bien l’admettre, certains peuvent vivre des années voire toute leur vie de manière nomade et à la rencontre du monde sans que cela ne leur pose le moindre problème similaire à ce que j’ai vécu.

De quelqu’un qui avait développé une assez bonne sociabilité, je me suis découverte un besoin de solitude et de récupération bien supérieur à ce dont j’avais conscience. D’une personne qui croyait avoir trouvé un équilibre dans les différents aspects de sa vie, j’ai vu à quel point cet équilibre était fragile et que j’étais loin d’en maîtriser tous les éléments destabilisants. J’avais cru avoir dépassé et transformé bon nombre de comportements et bizzareries personnelles, qui sont pourtant revenus en deux mille fois plus fort se faire comprendre, accepter et entendre.

J’ai du me rendre à l’évidence, il semble que malgré mes efforts et les parfois trompeuses apparences je ne fonctionne pas de la même manière que la majorité des gens qui m’entourent. Toutes les situations à caractère social sont un mystère pour moi. J’en ai appris les codes, qui fonctionnent dans la plupart des situations de la vie courante, et dans un cadre de vie stable je les applique sans trop de problème même si c’est très énergétivore. Les temps de récupération sont à la hauteur du temps passé à quoi que ce soit qui ne soit pas dicté par ce qui me porte et me transporte hors du temps et des contraintes physiques habituelles (vous savez, ces choses que l’on fait sans voir le temps passer, pendant lesquelles on ne penserait même pas à manger ou dormir…). Hors de ces élans naturels, tout ce qui implique une interaction de près ou de loin avec une personne que je ne connais pas compte double voire triple.

Si vous me lisez et ne comprennez pas de quoi je parle, vous n’êtes tout simplement probablement pas concerné par ce syndrome. Mais là n’est pas le sujet principal. Ce que j’en retiens, c’est qu’il est tout aussi important de savoir dépasser ses limites et explorer l’au-delà que de connaître celles-ci pour s’y ressourcer le moment venu. 🙂
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J’ai écris ce texte il y a un peu plus d’un mois. Depuis, je suis toujours en adaptation et en évolution ! Mais géographiquement stabilisée 😉

Pardon à celles et ceux qui m’ont contactée sans avoir de réponse systématique depuis 2 ans, je n’ai pourtant pas été « autorisée » par ma guidance supérieure à modifier mon site pour fermer temporairement les formulaires de contact (en admettant que j’ai trouvé le temps et l’énergie pour…), donc il doit bien y avoir une raison mais je ne la comprends pas encore…

Belles journées à chacun de vous dans ces énergies de profondes transformations et transmutations !

2 comments

  1. Hello, Pénélope ! Justement, je pensais à toi hier…
    Heureuse de te lire et merci pour ce partage très intime et éclairant. (et en plus de prendre soin de la maison, il y a le jardin !) Un grand feu du coeur à vous trois, rempli de douceur chaleureuse.

  2. Bonjour Pénélope
    Merci de ce que tu exprimes à coeur ouvert ..tes mots soulèvent bien des échos : »…terre primordiale..solitude et récupération ..équilibre fragile ..situations énergétivores ..les limites ..se ressourcer .. »
    Oui , la prise de conscience de ces éléments de vie contribue à notre évolution , ce qui ne veut pas dire que cela simple à gérer dans cette 3D, mais c’est la joie de ressentir comment cela aide à la transmutation …et participer à cette « vague » énergétique , avec d’autres bouchons flottants ..
    Apprivoiser un lieu et se sentir apprivoisé par lui , est une intense expérience , qui ne s’arrête pas , puisque nous-mêmes évoluons à chaque instant…..
    Graines de plantes , fleurs , légumes du jardin zen , sont prêtes à voyager jusqu’à ton lieu , si tu souhaites développer un coin jardin ..
    belle journée
    « jardin zen « 

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