Emotiologie

J’ai parfois vécu mon hyper émotionalité comme un potentiel problème à résoudre, un blocage à dépasser, une façon d’être un peu handicapante.

Bien souvent j’ai relégué une partie de ces émotions qui me traversaient si intensément au placard, consciemment ou non.

Depuis quelques années, je les explore, les accueille, les verbalise, les observe, et je regarde aussi comment leur présence – et ma façon de les traiter – interagit avec le monde extérieur, et notamment les personnes autour de moi.

Depuis peu, j’ai cessé d’intellectualiser et je les laisse me traverser simplement, en partageant si nécessaire ce que je vis intérieurement avec ceux qui m’observent avec au choix : interrogation, amusement, crainte, distance, empathie… Car vivre et exprimer une émotion sans restriction, cela peut être assez surprenant tant nous n’y sommes plus habitués.

Privilège des clowns et des acteurs, et dans le meilleur des cas des enfants (parce que trop souvent on leur demande d’apprendre bien vite à “gérer”, canaliser ou masquer les émotions trop intenses et leurs manifestations), se permettre de ressentir, de vivre, de montrer et de partager une émotion, quelle qu’elle soit, est en réalité un cadeau absolu que chacun devrait pouvoir s’accorder.

Car une émotion vécue en conscience, non retenue, non refoulée, passe bien vite et fait son travail.

Si l’émotion ressentie est “positive” (joie, euphorie, sérénité, satisfaction, acceptation…), généralement l’entourage le vivra plutôt bien et recevra les manifestations extérieures (rire, sourire, sauts en l’air, modification du rythme de la respiration…) plutôt bien, voire se joindra dans une jolie émotion partagée.

Si l’émotion est vue comme “négative” (ce qui n’est pas le cas en soi, une émotion n’est pas polarisée a proprement parler, ce sont les conséquences qui peuvent être vécues comme tel), cela peut être plus délicat et pourtant, c’est tout aussi important à explorer. Les émotions ont toujours un message à communiquer, elles sont là pour informer et transformer, pour permettre d’agir… de mettre en mouvement comme leur nom l’indique !

Et lorsque l’on empêche un mouvement naturel et nécessaire, il faut s’attendre à des conséquences inévitables à plus ou moins long terme.

A suivre… 🙂

Émotion : substantif du verbe « émouvoir », provenant lui-même de l’ancien français « motion » (xiiie siècle) et de la racine latine emovere « mettre en mouvement » — avec e- (variante de ex-) qui signifie « hors de » et movere, « mouvoir »

Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Émotion

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