Faire un choix… et lâcher prise.

Il n’est aucun choix dont nous puissions avoir une idée réelle des conséquences.

Nous pouvons faire des choix selon des critères rationnels ou instinctifs, en suivant ou non les conseils de tel ou tel expert, nous pouvons être parfaitement documentés ou plonger directement dans le vide, au final, rien ne permet de savoir ce qui sera ou non un « bon choix », tout simplement car ce concept est vide de sens.

Attention, dans ce texte je mets de côté les « choix » – si tant est qu’il s’agisse de choix – qui interfèrent avec l’intégrité physique ou psychique d’une personne (prise de drogues, violence…) et dont les implications sont possiblement différentes. Cela ne relève pas de ce champ d’exploration, et je me place ici dans le contexte de choix ne laissant pas le contrôle à une énergie « hors de nous ». 

Donc, une fois ce cadre posé, nous pouvons dire que tous les choix sont bons par essence. En fait, le principal est qu’il s’agisse bien d’un choix, et de limiter au maximum le conditionnement et l’influence de facteurs qu’on ne souhaite pas voir diriger nos vies.

Vous avez le choix entre 2 destinations pour déménager et vous hésitez désespérément ? Vous faites toutes les projections du monde et finissez par décider que l’option A est la meilleure pour vous et votre famille, mais quelques mois après vous regrettez et commencez à douter ? Qui vous dit que si vous aviez choisi l’option B vous n’auriez pas été confronté à pire ?

– Attend, attend Pénélope… C’est sympa ce que tu racontes mais en gros tu dis qu’on peut faire n’importe quoi sans réfléchir et que ce sera toujours ok ?
– Relis ce que j’ai écris. Je ne parle pas de faire « n’importe quoi » (encore que 😀 ) mais de s’écouter.
– Ah ? Et c’est quoi la différence ?
– Et bien, imagine, je dois aller à un rdv important à 1h de route de chez moi. J’ai le choix entre 2 itinéraires, l’un un peu plus rapide mais moins joli, l’autre un peu plus long mais généralement plus agréable. Je peux faire un « non-choix » en fonction de mon temps disponible, du prix de l’essence, d’une course à faire sur le chemin… Et je peux faire un choix car si j’écoute à l’intérieur de moi quelque chose s’anime et est joyeux concernant l’un des deux itinéraires (pas nécessairement le plus joli), et se serre en considérant l’autre. Cela deviendra un choix réel uniquement si j’exclue de la balance des prédispositions à préférer un itinéraire à l’autre (passer devant un lieu rappelant une mauvaise expérience…).
S’il n’y a pas d’élément conscient qui vient troubler la décision, on peut partir du principe que la plus joyeuse option à nos yeux est celle à privilégier !
Sinon, et bien le tout c’est d’avoir conscience de l’interférence, et de choisir en sachant qu’elle existe, mais sans se prendre la tête avec pour autant. Car aucun choix n’est meilleur qu’un autre dans l’absolu.
– Aucun ?
– Aucun.
– Comment peux-tu en être aussi sûre ? Si tu fais le choix de prendre le chemin le plus long « parce que c’est joyeux » et que tu as un accident, te retrouves avec une jambe cassée et la voiture en réparations, tu as forcément fait un mauvais choix !
– Tu en es sûr ?
– Un peu oui !
– Et si tu considères qu’en prenant l’autre chemin j’aurais aussi eu un accident mais qu’il y aurait eu un ou plusieurs morts, tu crois toujours que j’ai fait un mauvais choix ?
– …

On ne peut JAMAIS connaître toutes les conséquences d’un choix, d’une décision, d’une direction. Ni pour nous, et encore moins pour les autres. On devrait a minima apprendre à discerner des signes, des intuitions, et à voir ce qui se passe quand on en est conscient. Apprendre à communiquer aussi, et à écouter, recevoir ce que ressent l’autre sans juger si balayer ses impressions et partages.

On peut seulement chercher à faire les choix les plus conscients et légers possible, et à accompagner les processus qui se mettent en route à partir de là.

Sortir du jugement et des croyances, et admettre qu’on a une vision trrrèèèèèèès partielle de ce que l’on est en train de vivre.

Choisir, c’est forcément évoluer. Il est des expériences que l’on ne pourra jamais éviter, et qui se présenteront à nous d’une façon ou d’une autre. L’accepter, c’est grandir, et se simplifier la vie.

D’autant plus qu’il peut être difficile d’être à l’aise pour faire des choix dans le présent si l’on est en tension avec des choix passés. Être libre de son passé est sûrement une clé pour se sentir libre ou plus conscient dans son présent !

Alors… Quel(s) choix se présente à vous aujourd’hui ? Quelle est votre approche pour décider entre A et B (ou C !) ?

Y a-t-il des choix que vous avez regretté et qui ternissent encore votre quotidien ?

Si vous avez envie d’en discuter, n’hésitez pas à m’écrire pour me raconter. Parfois simplement écrire – et parfois même simplement y réfléchir – peut apporter une autre vision, un autre éclairage, une compréhension à laquelle on n’avait pas eu accès avant. Je répondrai si je le peux et le ressens, et/ou si vous le formulez clairement.

Belle et légère journée !

Pénélope

 

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